La Chevallerais, le 9 mars 2026
Face à l’opposition manifeste entre la gouvernance actuelle de la FFSA, représentée par le Président Pierre GOSSELIN, et les membres de l’Assemblée Générale de la Fédération, la Ligue Bretagne Pays de la Loire tient à réaffirmer son attachement indéfectible aux principes de neutralité et de respect des institutions.
Notre priorité demeure la stabilité de notre sport et le bon déroulement des compétitions sur notre territoire. Nous refusons que les tensions nationales ne viennent perturber le travail quotidien des bénévoles, des officiels et des licenciés de notre région.
Le respect impératif des règles de droit
La Ligue Bretagne Pays de la Loire souligne que seule une application rigoureuse des règles de droit, des statuts fédéraux et des procédures éthiques permettra de résoudre cette crise.
- Nous prenons acte de la saisine de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche par le Président de la FFSA.
- Nous prenons acte de la volonté d’une majorité des membres de l’Assemblée Générale d’exercer leurs prérogatives statutaires dans le cadre de la convocation d’une assemblée Générale Extraordinaire le 24 mars 2026, tout en précisant que le Ligue Bretagne – Pays de la Loire n’a pas été consultée dans cette procédure.
La Ligue souhaite que toute la lumière soit faite sur les faits évoqués, qu’ils concernent la gestion passée ou présente, et ce, dans le strict respect de la présomption d’innocence et du cadre légal en vigueur.
Nous appelons l’ensemble des acteurs à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue institutionnel afin de préserver l’image du sport automobile français et la pérennité de notre délégation de service public.
Le Comité Directeur de la Ligue Bretagne Pays de la Loire
En complément et à titre d’information, nous republions ci dessous les deux premiers communiqués de presse émis, par ordre de diffusion :
Pierre Gosselin, Président de la Fédération Française du Sport Automobile – 4 mars 2026 :
« Ce matin, mercredi 4 mars 2026, j’ai réuni en urgence le comité directeur de la Fédération Française du Sport Automobile afin de leur exposer la gravité de la situation éthique et juridique dans laquelle notre fédération se trouve et l’urgence à prendre des mesures concrètes.
Depuis mon élection le 9 octobre 2024, j’ai progressivement mesuré que les instances de la FFSA étaient inutilement complexes, opaques et parfois contraires à ses intérêts. Après consultation d’avocats et de notre ministère de tutelle, j’ai acquis la certitude d’avoir hérité d’un système de gouvernance opaque et illégal qui menace tant notre agrément ministériel que notre probité.
Je ne sais pas ce que les inventeurs de ce système ont voulu cacher, mais force m’est de constater que cette gouvernance crée des zones d’ombre, des décisions et des flux financiers qu’il revient urgemment à la Fédération et à l’État d’éclaircir. Des risques de gestion de fait, de conflits d’intérêts et d’avantages indus pèsent sur notre gestion passée.
A la suite de la réunion du comité directeur ce matin, je prends donc l’engagement personnel de remettre la Fédération en conformité avec le droit et l’éthique, de tout faire pour préserver notre agrément et de faire la lumière sur toutes les zones d’ombre éthiques ou financières que ce système a pu créer.
Remettre en ordre la maison FFSA et sa probité passera inévitablement dans les semaines à venir par une action résolue pour :
– La disparition des instances satellites et non démocratiques
– Une opération de nettoyage statutaire nécessaire pour remettre la fédération dans la légalité
– L’analyse des actes, flux financiers et avantages acquis attribués par ou pour les instances illégitimes
– La publication, enfin, des statuts, règlements et décisions de la FFSA aujourd’hui
En tant que président, j’ai saisi le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative afin que soit diligentée au plus vite une enquête de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche sur les actes, les flux passés et le respect du cadre de la délégation de service public.
Dans le même esprit, j’ai déposé une plainte pénale pour des agissements suspects des anciens dirigeants à l’origine de cette opacité et bénéficiaires d’avantages et de positions qui interrogent et pour lesquels il sera utile que l’Assemblée Générale soit informée.
Enfin, mon engagement pour la probité et la légalité de la FFSA n’est visiblement pas du goût de tous mes prédécesseurs et je me vois obligé, ce jour, de porter plainte contre Jacques Régis pour menaces, intimidation, dénonciation calomnieuse et, diffamation. »
Réponse des membres de l’Assemblée générale de la FFSA à la déclaration de M. Pierre Gosselin, Paris, le 5 mars 2026 :
Les membres de l’Assemblée générale de la Fédération Française du Sport Automobile, représentant plus de 70 % des voix, souhaitent apporter une réponse collective, factuelle et documentée à la déclaration rendue publique par M. Pierre Gosselin
1. Un communiqué diffusé dans un contexte précis :
Les membres de l’Assemblée générale s’étonnent du calendrier de cette prise de parole, intervenue le lendemain de la convocation d’une Assemblée générale extraordinaire de révocation du Président et du Comité directeur, à l’initiative de plus de 70 % de cette assemblée, et postérieurement à la mise en minorité de M. Gosselin au sein du Comité directeur lors de la réunion du 4 mars 2026. Ce contexte factuel ne peut être ignoré et interroge sur la finalité réelle de cette communication publique, qui apparaît comme une tentative vaine de contre-feu médiatique.
2. Sur la probité et l’éthique :
Lors de l’Assemblée générale du 26 novembre 2025, les membres de l’assemblée ont massivement rejeté la résolution (676 voix contre, 0 pour) présentée par le Président Gosselin relative à sa rémunération. Cette dernière avait déjà été perçue sans autorisation pour la période du 1er janvier au 24 juin 2025. À ce jour, aucun remboursement n’a eu lieu, plaçant M. Gosselin dans une situation d’illégalité manifeste. Par ailleurs, un point d’alerte important a été adressé à M. Gosselin concernant des avantages en nature non déclarés, susceptibles de caractériser une gestion intéressée, avec des conséquences juridiques, fiscales et sociales graves pour la Fédération.
3. Sur les statuts et la gouvernance :
Les statuts actuellement en vigueur ont été élaborés sous le mandat de M. Gosselin en tant que Secrétaire général, à sa demande, pour une mise en application dès sa prise de fonction de président le 1er juillet 2024 (et non le 9 octobre 2024 comme précisé dans le communiqué). Les membres s’étonnent donc de la soudaine prise de connaissance des statuts par M. Gosselin, sauf à considérer qu’il assène comme sur les autres sujets une contre vérité manifeste. M. Gosselin a été par ailleurs Président de ligue jusqu’après son élection, et membre du Comité directeur depuis plusieurs années.
Il est en outre rappelé que les statuts adoptés et appliqués sous les mandats de ses prédécesseurs n’ont jamais fait l’objet d’aucune remarque, observation ou mise en demeure de la part du ministère chargé des Sports, qui pourra confirmer ces éléments.
4 . Sur les suites judiciaires :
Les membres signataires de la demande de révocation ont décidé d’engager une plainte collective contre M. Pierre Gosselin, notamment pour abus de confiance, détournement de fonds et dénonciation calomnieuse.
Le collectif de membres de l’assemblée générale entend exercer pleinement ses prérogatives dans le respect des statuts, du droit et de l’éthique, et refuse que des accusations infondées viennent masquer des dysfonctionnements graves, précis et documentés de M. Gosselin.